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4ème voyage en Novembre 2009

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Organisateurs : Edgard et Noëlle Durieux-Lenain.

Participants :

Nicole Lenain, Nadine Lenain, Francine Monnier, Edmond Delaunoy, Nicolas Jouret, Auguste Prédour, Francis Jouret, et jusqu’au 23 au matin, Claire Avril, agronome et professeur à l’HEPHO, qui repartait en Belgique la nuit du lundi 23 au mardi 24.



Lundi 16


Départ à 9h30 vers Paris-Orly en navettes minibus. 33 valises bourrées de médicaments et de matériel scolaire,  plus les sacs de cabine ! Voyage avec Air Algérie.
A Alger longue attente car tous les avions volent vers Karthoum où aura lieu le match de foot Algérie-Egypte. Du coup arrivée à Ouaga à passé 4h du matin au lieu de 23h ! Nous sommes accueillis par de nombreux amis que l’attente n’a pas découragés. Il y a aussi Damien Miroir de Stambruges, burkinabé de cœur. Après les formalités, nous gagnons « Cocooning » tenu par la sémillante Dalila Zerrak. Très courte nuit.




Mardi 17

Cocooning est fort sympa.
Nous faisons connaissance avec la chaleur sèche qui nous accompagnera durant tout le séjour.
Félix Boyarm, que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer plusieurs fois à Leuze, nous rend visite, de même que Maminata Traoré (ophtalmologue). Tandis qu’Edgard et Noëlle vont voir le petit Edgard, nous visitons un atelier d’art (remarquablement créatif) et le centre ABPAM (association burkinabé pour aveugles et malvoyants) très bien organisé au départ de la Belgique : Quaregnon, Tournai…, qui a 30 ans d’existence, scolarise des enfants placés dans des familles d’accueil et de jeunes adultes aveugles ou malvoyants, a 3 jeunes malvoyants universitaires. Soigne ces enfants et ces jeunes gens et jeunes filles, les fait opérer quand c’est possible, propose des ateliers à des adultes malvoyants. Le centre fêtera ses 30 ans en janvier 2010. Il y aura une compétition de tandems. Edmond aide cette association, de même que Georges François de Leuze arrivé avec un groupe qui amène des tandems.




Mercredi 18

Nous embarquons dans les deux 4x4 vers Ziniaré (Ziga). Piste rouge et poussière…c’est parti pour tout le séjour.  Nous sommes accueillis en danses (les femmes) et en rythmes (les hommes) et nous rencontrons les édiles du village. La population nous offre quatre poulets. Visite au projet « de l’eau à Ziga » et « la bergerie » où a lieu la pose de la première pierre (un des trois mille parpaings en béton fait sur place. Il en faudra, il me semble, dix huit mille). C’est un projet de Tahirou.





Nous visitons une école de quelque deux cents élèves dont trois classes menacent écroulement. Il faudrait monter un projet pour reconstruire ces classes en parpaings avec un double toit (ventilation) et y placer un mobilier suffisant : bancs, bureaux, chaises, armoires métalliques.                                                                                                                                         
Nous pourrions questionner le directeur ZONGO L. Albert 00226 70 98 83 84. Il y a aussi :
SIMPORE Boubacar 00226 70 26 61 92 e mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Plan, matériaux : parpaings, chape en ciment, portes, fenêtres, toit double assurant une certaine ventilation, peut-être panneaux photovoltaïques…et monter un dossier afin de lancer une action auprès des mouvements de jeunes et des services clubs régionaux…
Nicolas et moi allons nous y mettre.




Séance absolument surréaliste du guérisseur devant des centaines de gens assis par terre. La présence de ce guérisseur a provoqué la naissance d’un vaste village précaire et il fait construire un dispensaire suivant le modèle, qui nous apparaît tout à fait illogique, d’autres dispensaires que nous verrons. Le guérisseur nous offre deux chèvres. Il faut dire qu’il a reçu trois gros bisous enthousiastes de Francine !




Jeudi 19

Départ pour Oury. Route goudronnée en mauvais état.  Etape repas à Boromo (à environ 200km au sud-ouest de Ouaga). Impressionnant accueil au village où le Père Dujardin a résidé et qui est au départ de S.A.S. avec feu l’abbé Justin Napo. Le sympathique maire, Alexis Damoué, réside à Ouaga et gère administrativement 25 villages, lesquels ont chacun leur chef de village, leur chef de terre, les « édiles » et un comité des femmes. Visite du jardin communautaire de « Jacoda ». Accueil par Etienne et Jérôme Damoué. En fin d’après-midi et le soir, qui tombe brusquement à 18h, fête au village avec danses de la population.
Nous logeons chez les Sœurs.
Dans ce pays il faut tenter de s’habituer aux braiements des ânes, aux chants des coqs omniprésents, au haut-parleur du minaret, à la cloche de l’église…




Vendredi 20

Accueil à l’école de Danabon (village de Oury) où S.A.S. a fait amener beaucoup de matériel scolaire. Il y a le chef de village, le chef de terre, le comité de développement du village, des parents, le comité scolaire, le maire, l’inspecteur de l’enseignement. Peut-être que j‘en oublie, mais je souligne la présence de quatre très belles institutrices (je peux bien donner mon avis !) et de beaucoup d’enfants (j‘aurai partout cette impression de voir vraiment beaucoup de très jeunes enfants, pour la grande majorité, très beaux). Rencontre avec Madi Lallogo, directeur d’école, en vue de projets pour l’avenir. Nous recevons de nombreux cadeaux. Je reçois un poisson d’eau douce stylisé en bois peint en signe de paix; comme il n’est pas possible de représenter l‘eau signe de paix, le symbole est un poisson d’eau douce.





L’après-midi, par une piste en fort mauvais état, nous allons visiter le verger de manguiers au village de Taplara. Cette plantation m’apparaît comme un fiasco s’il n’y a pas très rapidement d’aménagements (irrigation depuis le point le plus élevé du terrain alors que le puits est au point le plus bas, débroussaillage, outils efficaces pour le garde qui devrait recevoir une certaine formation…).




Samedi 21

Chez les Sœurs, S.A.S. a une rencontre avec le personnel enseignant de l’école C de Danabon où les problèmes ne manquent pas, dont celui de la malnutrition.




Nous voyons des champs de coton et de maïs, retournons au jardin Jacoda, voyons le centre de formation de maraîchers. Constat personnel : ils ont vraiment encore beaucoup à apprendre. Mais comme je le dis souvent : applaudissez, le mérite viendra !




Nicolas et moi rencontrons à l’église les Jeunes Etudiants Catholiques, groupe dirigé par Edith, des jeunes très évolués.  Là, il y a vraiment de l’espoir. Reportons-nous chez nous aux 17e et 18e siècles. Les Protestants sont encouragés à s’instruire, à gagner de l’argent, à faire leur bonheur et le bonheur des autres ici-bas. Ils n’en seront que plus méritants en arrivant « là-haut ». Dans le même temps, le Pouvoir et l’Eglise maintiennent le peuple catholique dans un quasi servage analphabète. À présent au Burkina Faso, les catholiques encouragent l’instruction et la promotion sociale, tandis que l’Islam semble souhaiter maintenir un peuple pauvre dans l’ignorance et la misère. Il n’est que de voir les petits garçons mendiant, tous avec une boîte semblable, au profit du marabout de l’école coranique. 





Dimanche 22

Départ de Oury vers Dédougou à 200km à l’ouest de Ouaga pour visiter OCADES. Bonne route goudronnée. Le groupe rencontre les notables et l’abbé Jean-Luc Banworo, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Leuze, au village de Nempiri proche de Dédougou tandis que j‘ai un entretien, suivant le bon conseil de Francis Taquet, avec Mme Lucienne Sama, ancienne institutrice, à présent responsable de la bibliothèque (C.L.A.C.) de Dédougou. Je rejoins ensuite Nicolas et les scouts (il y a aussi une troupe de guides). Avec deux chefs scouts nous allons au marché afin d’y acheter des ballons de foot et des sacs à dos pour leur troupe. Il faut avoir circulé de long en large dans un marché burkinabé.




Lundi 23

Départ pour Bobo-Dioulasso à 300km au sud-ouest de Ouaga et deuxième ville du pays. Artères principales goudronnées et circulation folle comme à Ouaga, immondices partout (heureusement qu’il fait très sec !), total manque d’hygiène comme partout. Bonjour les puces pour les piqûres aux chevilles ! Installation à l’hôtel Teria assez rudimentaire (pourrait faire mieux avec du savon et de la peinture !)  . Nous voyons la gare de style néo mauresque, la mosquée (des membres du groupe la visitent), les vieux quartiers…





A l’hôpital nous rencontrons le Dr François Drabo auquel S.A.S. a fait parvenir du matériel de salle d’opération venant de l’A.Z. Gent. C’est un Monsieur sérieux, intelligent, humaniste et motivé. Nous visitons l’hôpital que les Français ont laissé. Qui prendra l’initiative et disposera des moyens de lui redonner l’aspect qu’il devait avoir alors : organisation de repas pour les patients, nettoyage général, remise en place des couvertures des écoulements d‘eau, coup de peinture absolument général …?




Mardi 24

Nous voyons un atelier en plein air de travail de l’ébène, ensuite nous visitons l’atelier de Kossi Traoré, excellent bronzier qui nous fait une démonstration vraiment très artisanale de son art. Il nous emmène visiter une armurerie Traoré où absolument tout est fait à la main dans le « quartier Traoré », puis nous fait voir divers ateliers de céramique. Nadine achète de nombreux objets à vendre à Leuze au profit de S.A.S. Le soir, courte sortie aux bruyants Trois Karités.




Mercredi 25

Départ vers Banfora à environ 70 km de Bobo-Dioulasso. Changement radical de paysage d’avec le vaste plateau central. Visite du village « néolithique » de Koumi.




Fort intéressante visite guidée, très technique,  de l’importante usine de transformation de canne à sucre de la Sosuco implantée au milieu de centaines d’hectares de plantations de canne à sucre arrosées régulièrement. Ici nous sommes à 4 ou 500 mètres plus haut que sur le plateau central et ici, il y a de l’eau et un clebs hargneux.





Visite sportive aux dômes de Fabédougou, imposante curiosité géologique.                                                                                                                                          




Repas à Banfora (très bien) et l’après-midi, visite au superbe site des cascades. Très rafraîchissantes après l’escalade pour les atteindre.




Nuit à Banfora.




Jeudi 26

Balade en barque effilée sur le vaste lac Tengréla.




L’après-midi à Sindou, sous la conduite du très érudit Moko, visite au site géologique des Pics de Sindou. Impressionnant. C’est un site d’initiation animiste des Sénofou et celle-ci aura lieu la nuit prochaine.




Visite d’une partie du village de Sindou (5000 habitants). Ribambelles de petits enfants. Danses avec quatre masques, rythmées par des instruments frottés et à percussion.




Nuit au campement : case et lit de camp avec moustiquaire (ne manque que le casque colonial !). Vers 23h nous entendons le départ du bruyant cortège d’initiation.




Vendredi 27

C’est la journée du rite musulman qu’ils appellent Tabaski, la « Fête du mouton » rappelant le « sacrifice fait par Abraham ». Le rite est pratiqué dans tous les villages que nous apercevons. Notre 4x4 tombe en panne (rupture de courroie de distribution) bien avant Boromo. Nous faisons les 175 km de Boromo à Ouaga en car confortable. A peine avons-nous le temps de nous changer à Cocooning pour aller prendre le repas du soir chez Félix Boyarm. Excellent accueil fort « européen » par Félix et sa famille. La nuit, tapage nocturne musulman.




Samedi 28

Visite au Village Artisanal (Grand Duché de Luxembourg).
L’après-midi, visite au Centre Artisanal, bien différent du précédent et tout à fait couleur locale celui-ci. Découverte d’un véritable artiste extrêmement créatif.  Le soir, bon souper « indien » végétarien. Nous voyons le club house très High Life. Assez inattendu au milieu de cette pauvreté générale mais peut-être les européens résidents ont-ils besoin de se « ressourcer » de temps à autre ?
La nuit : cantiques catholiques par les haut-parleurs de l’église proche.




Dimanche 29

Tous vont à la messe. Edmond à la messe en Moré. Les autres à la messe en français. Ils signalent l’excellente chorale, les belles robes des dames et…la durée de l’office : une heure trente.
Je « souffle » et je joue de l’harmonica.




Le soir : excellent souper proposé par Dalila, beau spectacle de danses aux aspects acrobatiques.




Lundi 30

Ce sera une « journée folle » !
Noëlle, Edgard, Nadine, Nicole et Francine visiteront l’A.S.E.C.D. de Clément Ouedraogo.
Auguste, Nicolas et Edmond m’accompagnent à l’école Naba Waksé. Excellente impression. Classes surpeuplées (de 86 à 130 enfants par classe), Pas d’absent ! Toujours plus de filles que de garçons dans les classes. Qualité des programmes si nous en jugeons d‘après ce qui figure sur les tableaux. Je remets les cadeaux de Nicole et de Léonce à leurs filleuls. La directrice, qui a sa classe elle aussi, Madame Salamata Galbané, est bien entourée par son personnel. Ils nous invitent à prendre un verre au maquis tout proche. J’ai fait un rapport à Francis Taquet, président du comité du jumelage Leuze-Ouagadougou. Faïçal Yerbanga n’est plus à Naba Waksé mais au collège John Kennedy. En route vers ce collège, précédés par une institutrice sur son vélo moteur. Elle a fait ses études à ce collège. Rencontre intéressante avec Mr le Directeur. Faïçal arrive, je lui remets le sac de cadeaux et lui demande s’il a un vélo. C’est celui de son grand père.
Nous rejoignons l’autre partie du groupe à l’ASECD et voyons les tisseuses.




Nous passons ensuite par la carrière (dantesque !), voyons le Centre d’adaptation de l’ASECD, faisons quelques achats à l’atelier karité des femmes et prenons le repas de midi à l’ASECD.




Je file (toujours en 4x4) en compagnie d’Auguste acheter un nouveau vélo complètement équipé pour Faïçal que je vais lui remettre au collège.
Nous avons rendez-vous à 16h30 à l’imposante mairie où le groupe est reçu par l’adjoint au maire en présence de nombreuses personnalités. Je remets le travail qu’ont réalisé des membres de la
Commission Femmes du Conseil Culturel de Leuze-en-Hainaut dans le cadre du jumelage. Présentations et petits discours de part et d’autre.




Souper et départ vers l’aéroport en compagnie de nombreux sympathisants.
Départ vers 24h30. Via Alger, vol vers Paris Roissy où les navettes nous attendent. Arrivée à 13h30 à Leuze-en-Hainaut. Temps froid et ciel gris. La transition est grande. Avec Noëlle et Edgard, Nadine et son mari Jean-Claude et Nicole, nous allons diner à la Bush à Pipaix.
Le mercredi 9 décembre,  dernier jour où nous avalons notre cachet de Malarone, nous nous retrouvons à la Pizzeria de la rue d’Ath à Leuze. Claire et Edmond n’ont pas pu venir. Auguste, faut-il s’en étonner ? a confondu Pizzeria de la rue d’Ath avec Trattoria d’Ath.
Echange d’excellents souvenirs, photos… Je suis tout disposé à retourner au Burkina Faso.                       

Francis Jouret.

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